Une action hautement saluée à l’époque par une bonne partie de la classe politique. En bonne pilote de l’aide américaine au développement, Mme Bernicat a toujours adopté une stratégie de pression pour amener le gouvernement à plus de transparence dans ses actions. Voila pourquoi elle a souvent brandi la menace que les États-Unis n’écartaient pas de retirer le Millenium Challenge Account si le Sénégal s’embourbait dans la mare de la corruption.
Elle est allée jusqu’à demander au gouvernement de sanctionner les personnes coupables de malversation économique ou financière et reconnues par des organes comme la Centif et l’Armp. Ensuite, comme un plongeon dans une grande bassine d’eau, elle avait condamné le processus de découpage administratif imposé à Sangalkam avec son drame emportant le jeune Malick Bâ. Évidemment, le départ de Marcia Bernicat installait le régime d’Obama dans une situation assez délicate. Il fallait lui trouver de façon subtile un remplaçant tout aussi vigilant, mais moins au devant de la scène.
Un profil tout tracé pour Lewis Lukens, dirigeant le secrétariat exécutif au département d’État, ancien consul général à Vancouver, en service en Irak pendant la période de braise. Le premier challenge a été de rendre plus fluide les relations entre le Sénégal et son pays. Lukens, licencié en histoire et disposant d’une maîtrise en politique publique à Princeton, a travaillé comme directeur senior au conseil national de sécurité à la Maison blanche.
Une expérience qui fera de lui un diplomate doublé d’un fin stratège. L’homme aura été déterminent dans la supervision du processus et l’organisation de l’élection présidentielle de 2012…jusqu’au départ de Wade.
source:http://www.enqueteplus.com/content/l%E2%80%99ambassadeur-lewis-lukens-quitte-le-senegal-fin-de-mission-d%E2%80%99un-commando-am%C3%A9ricain
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