ent l’expert américain, l’analyse de 518 rapports concernant la période précitée indique que, 0,6% des prisonniers ont perdu la vie à un an. Ce taux équivaut à la mort de 200 personnes en une année, compare-t-il.
Selon Patrick Ball, le taux de mortalité dans les centres de détention comme celle de la Direction de la documentation et de la sécurité est 90 à 400 fois beaucoup plus élevé que le taux de mortalité normal des tchadiens. Parlant toujours des chiffres «macabres» des prisons pendant le règne d’Hissein Habré, l’expert américain a estimé que les tchadiens décédés sont beaucoup plus nombreux que les soldats américains morts en détention dans les camps japonais. L’indice est de 1,03 et 4,5. En outre, selon le statisticien américain, le taux de décès des détenus de la Direction de la documentation et de la sécurité était beaucoup plus important que ceux des prisonniers allemands entre les mains des soviétiques pendant la seconde guerre mondiale.
L’estimation est de 1,5 et 5,3. La référence à la situation des prisonniers pendant ces deux crises mondiales est due, selon l’expert américain, au fait qu’il y avait des morts dans les centre de détention et en grand nombre. Mieux ajoute-t-il, pendant ces deux événements, des études approfondies ont été faites. La forte mortalité des détenus se vérifie, selon l’expert américain, par le bilan macabre de la journée du 23 juin 1988 où le taux de décès est estimé à 2,3%. Interrogé sur les causes de la mortalité, l’expert américain, soutient n’avoir pas rassemblé les évidences nécessaires attestant les causes véritables des décès. S’agissant de la limitation de la recherche sur la période comprise entre le 31 mai 1985 et le 31 mai 1988, l’expert américain a indiqué qu’il n’avait pas assez d’éléments traitant des conditions de vie dans les centres de détention pendant les autres années du régime d’Hissein Habré.
source: http://www.sudonline.sn/les-chiffres-macabres-de-l-expert-americain_a_26455.html
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