- L’évènement : indice Ibrahim, l’Afrique au scanner
Le Prix de la Fondation Mo Ibrahim pour la gouvernance ne sera, pour la 3eme année consécutive, attribué à personne. La situation est-elle bloquée à cause de critères trop exigeants ? Depuis sept ans, ce prix - le mieux doté du monde soit 5 millions de dollars versé sur dix ans, puis 200.000 dollars versés à vie chaque année - n’a été attribué que quatre fois. En 2007, à Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique ; en 2008, à Festus Mogae, ancien président du Botswana ; en 2011, à Pedro Pires, ancien président du Cap-Vert, et enfin comme lauréat d’honneur, à Nelson Mandela. En parallèle du prix, l’index Mo Ibrahim pointe du doigt l’insécurité galopante dans les pays africains en lien direct avec le chômage. Analyse de JEUNE AFRIQUE.
- Interview : Lakhdar Brahimi, médiateur de l’onu et de la Ligue arabe en syrie
« Bachar reste le fils de son père. Il n’a jamais douté, ni de son bon droit, ni de sa capacité à gagner. » C’est le sentiment amer du médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en syrie, quatorze mois après sa nomination. A quelques semaines des pourparlers censés mettre un terme à la guerre civile, Lakhdar Brahimi ne se berce guère d’illusions. Ce diplomate algérien n’ignore rien de la haine fratricide qui sépare les belligérants. Pour JEUNE AFRIQUE, il revient sur les enjeux, les risques et les espoirs pour la syrie.