C’est un succès pour les défenseurs des droits de l’Homme burkinabè. Le Parlement de transition a adopté il y a dix jours une proposition de loi abolissant la peine de mort dans ce pays. Mais pour que cela soit définitif, le gouvernement doit donner, dans quelques jours, son aval avant de renvoyer le texte devant les députés.
Abolir la peine de mort dans tous les pays, c’est le combat que mène Amnesty international depuis des années.
Au Burkina Faso, l’Ong a espoir que la campagne menée dans ce pays aboutisse sur du positif. Un projet de loi abolissant la peine de mort porté par le Président du parlement de transition, Moumina Chérif Sy, a déjà été adopté à l’unanimité par la conférence des présidents le 10 juin dernier, lit-on dans un communiqué. Les défenseurs des droits de l’Homme invitent aujourd’hui le gouvernement burkinabè à suivre cette mouvance. Pour l’adoption définitive de la loi, il suffit juste que les ministres l’examinent et le renvoient de nouveau devant les députés. «Le gouvernement burkinabè doit adopter la proposition de loi abolissant la peine de mort, a déclaré Amnesty international hier, alors qu’une réunion du Conseil des ministres devant se pencher sur ce texte est annoncée pour les prochains jours.»
En 2014, aucune condamnation n’a eu lieu et aucune exécution n’a été prononcée au Burkina Faso. Ce projet de loi devrait, en son article 1er, abolir la peine de mort. L’article 2 «introduit une référence à l’emprisonnement à vie notamment dans tous les textes applicables avant l’entrée en vigueur de la loi», explique-t-on. Pour les prisonniers qui attendent leur exécution, l’article 3 «dispose que les peines de mort déjà prononcées sont commuées en peines d’emprisonnement à vie». Enfin, «le quatrième article prévoit que la loi sera exécutée comme celle de l’Etat», informe le communiqué. Ce vote va abroger «essentiellement les dispositions de trois textes en vigueur qui jusque-là permettent la peine de mort au Burkina Faso. Il s’agit du Code pénal, du Code de justice militaire et de l’article 4 de la loi relative à la police des voies ferrées».
Au cours de ces vingt dernières années, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo et les îles du Cap-Vert en Afrique de l’Ouest, ainsi que l’Afrique du Sud, le Burundi, Djibouti, le Gabon, le Rwanda, Madagascar et l’Île Maurice ont aboli la peine de mort pour tous les crimes. Dans son dernier rapport annuel sur les statistiques sur la peine de mort, Amnesty international a indiqué que le nombre d’exécutions recensées par l’organisation en 2014 dans le monde a diminué de 22 % par rapport à 2013. En Afrique subsaharienne, 46 exécutions ont été constatées dans trois pays (Guinée Equatoriale, Somalie et Soudan), contre 64 dans cinq pays en 2013, soit une diminution de 28 %.
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DROITS DE L’HOMME - Abolition de la peine de mort : Amnesty international presse le Burkina Faso
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