Le Sénégal accepte d'ouvrir un corridor aux humanitaires avec au front l'Union européenne, les États-Unis, l'Union africaine et le système de vigilance immunitaire des Etats du voisinage des pays affectés.
Quant aux restrictions frontalières entre voisins, il ne faudra pas aller très loin pour justifier le mur contre l'invasion. Car rien que dans les trois pays touchés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée et Sierra Léone), personne ne maîtrise la situation qui va de mal en pis. Dés lors se barricader devient plus qu'un droit mais une exigence médicale universelle qui est de sécuriser leurs populations.
Il s'agit en outre de délimiter les zones de contamination avant de cibler le virus dans sa zone de prédilection jusque dans ses retranchements moléculaires. Même si ces mesures auront un impact économique certain dans les échanges entre nos pays respectifs. Le seul débat attendu par ailleurs à la prochaine cession de l'Union africaine est de se pencher par la mobilisation continentale sur la recherche et la production du vaccin et pourquoi pas, dans cette course véritablement scientifique, de la gagner sous un label africain comme ce fut le cas du Vih2 découvert à Dakar. Signal heureux, la guérison du cas isolé du jeune étudiant guinéen est encourageant dans ce sens.
L'Afrique doit prendre son destin en main et essayer véritablement de résoudre ce problème urgent de santé. 11 ans après la déclaration d'Abuja pour que les pays relèvent leurs budgets nationaux de santé à 15 %, jusqu'à présent aucun pays n'arrive à respecter ses engagements, y compris le Sénégal. Il y a autant de priorité que l'UA devrait accentuer dont la prise en charge des maladies comme par exemple éradiquer le choléra.
source:http://www.sudonline.sn/ebola--entre--offensive-internationale-et-reactions-mitigees--de-bon-voisinage_a_20744.html
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