Mais les dés sont jetés. L’Armée burkinabè, plus que soudée et unie, a désigné le Lieutenant-Colonel Zida pour diriger le pays. Depuis trois jours, même des généraux sont au garde-à-vous devant cet homme qui semble bien faire le consensus dans les rangs. D’ailleurs, certains font remarquer à Ouagadougou qu’après sa prise de parole, «tout est rentré dans l’ordre».
Le nouvel homme fort a, constatent ses défenseurs, fait ses preuves en deux jours en rétablissant l’ordre dans le pays. «Les pillages, les actes de vandalisme se sont estompés quand il a envoyé les militaires rétablir l’ordre… Le pays a été mis au propre sur son ordre et les frontières aériennes sont rouvertes», note un de ses partisans, qui estime que le calme est revenu à Ouagadougou et que ce sont des «anarchistes» qui veulent profiter de l’accalmie et faire sombrer le pays à nouveau dans la violence.
De son côté, l’opposition, qui réclame le départ de Zida, semble plutôt divisée. Alors que certains partis ne se sont pas officiellement prononcés encore, d’autres profitent de la situation chaotique «pour mieux se faire voir, profiter de la situation et tirer les choses de leur côté». Ce sont surtout ceux-là qui refusent de reconnaître l’autorité du Président Zida. Une pagaille qui ne dit pas son nom et qui a poussé hier encore l’Armée à tirer en l’air pour disperser la foule, qui occupait la place de la Nation, et empêcher Saran Pérene (membre de l’opposition) d’utiliser le canal de la Télévision nationale pour s’autoproclamer «Président de la transition».
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(Envoyé spécial à Ouagadougou
source:http://www.lequotidien.sn/index.php/la-une2/7430-succession-de-blaise-sur-fond-de-contestation--le-faso-refuse-le-baiser-de-zida
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